« LE JOURNAL D’UNE FEMME DE CHAMBRE » – Octave Mirbeau

RECOMMANDÉ PAR HELENA NOGUERRA

« Ce n’est pas de ma faute si les âmes, dont on arrache les voiles et qu’on montre à nu, exhalent une si forte odeur de pourriture. »

Dans ce livre subversif pour la morale de l’époque, Octave Mirbeau donne la parole à Célestine, une femme de chambre : à travers son regard, il nous fait découvrir les dessous bien souvent « nauséabonds » des classes dominantes et de la société bourgeoise.

« Ah ! ceux qui ne perçoivent, des êtres humains, que l’apparence et que, seules, les formes extérieures éblouissent, ne peuvent pas se douter de ce que le beau monde, de ce que la haute société est sale et pourrie. »

Paru 1900 en chez Fasquelle (après avoir été publié sous formes de feuilleton dans des journaux), « Le Journal d’une femme de chambre » a rencontré un vif succès à sa sortie avec plus de 140 000 exemplaires du livre vendus. Ce livre est resté comme la plus célèbre des œuvres littéraires d’Octave Mirbeau. Adapté au cinéma d’abord par Jean Renoir, avec Paulette Goddard, en 1946, le roman l’est encore vingt ans plus tard, par Luis Buñuel, avec Jeanne Moreau. Dernière version en date : celle de Benoit Jacquot avec Léa Seydoux et Vincent Lindon.